Mourir dans la dignité

© Jean-Marc Armani pour Femme Majusule

© Jean-Marc Armani pour Femme Majuscule

ON S’INTERROGE

Mourir dans la dignité

En mai 2013 nous publiions dans votre Femme Majuscule n°14 le débat « La fin de vie en question » et nos invités – Jean-Luc Romero, Dominique Delfieu et Stephane Amar * – s’interrogeaient sur les conséquences d’une telle loi. Il y a 2 ans, 86 % des Français se déclaraient favorables à la légalisation de l’euthanasie.

2 ans après, cette question est plus que jamais d’actualité : la récente condamnation du Dr Bonnemaison et sa tentative de suicide ont remis ce sujet sur le devant de la scène médiatique. La journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité a lieu ce lundi et en France, des centaines de manifestations sont prévues. Sur le blog de ADMD (voir * ci-dessous), vous avez toutes les informations concernant ces manifestations.

Légalisés dans un certain nombre de pays, l’euthanasie et le suicide assisté font toujours discussion en France…

Et vous, comment abordez-vous cette question épineuse et pourtant incontournable ? Réagissez dans les commentaires.

*
Jean-Luc Romeroconseiller régional d’Ile-de-France, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) et auteur des « Voleurs de liberté » (éd. l’Esprit frappeur), un plaidoyer passionné qui réclame une loi instituant le droit à l’ultime liberté de choisir sa mort.
Dominique Delfieumédecin généraliste, aujourd’hui à la retraite. Tout au long de ses années d’exercice, il a souvent été amené à accompagner des patients en fin de vie. Un thème qu’il évoque dans son livre, « Chroniques d’un médecin généraliste » (éd. Lavoisier).
Stéphane Amarpsychologue au Centre hospitalier général de Longjumeau. Il exerce au sein de plusieurs unités de soins palliatifs. Il a écrit « L’Accompagnement en soins palliatifs : Approche psychanalytique » (éd. Dunod). Docteur en psychologie, il est chargé de cours à l’université.

10 Commentaires
  1. Mazieres 3 années Il y a

    On ne choisit pas de naître, mais lorsque le moment est venu on doit pouvoir choisir de partir
    Avec dignité.
    Je suis infirmière, nous sommes nombreuses à le penser !
    D’un point de vue déontologique je m’arrêterai la !

  2. Santoni 3 années Il y a

    oui pour le droit de mourir dans la dignité.
    Accompagner de ceux qu’on aime, évitons toutes ces polémiques !
    Je suis infirmière et de nombreuses collègues partagent cette opinion.

  3. NICOLE 3 années Il y a

    je suis pour mourir dans la dignité sans souffrance inutile pour soi et ceux que l’on aime, a quoi bon s’acharner lorsqu’il y a plus d’espoir

  4. Photo du profil de Florel
    Florel 3 années Il y a

    Je soutiens l’ADMD et je pense qu’il ne faut pas désarmer, face à la lenteur, à la tiédeur des législateurs sur le problème de la fin de vie. L’amendement 21, j’y croyais tellement… Je suis déçue par la loi Léonetti si incomplète, si hypocrite, qui laisse la part belle au seul médecin. J’ai défilé dans les années 70 en criant « Mon corps m’appartient » et je dois faire de même aujourd’hui pour défendre le droit de choisir une fin de vie dans la dignité.

  5. Photo du profil de Sophie
    Sophie 3 années Il y a

    Pendant plusieurs mois, mon père m’a demandé soit oralement, soit par le regard une solution pour en finir plus vite, pour éviter ses souffrances bien entendu,mais surtout pour lui garder un zeste de dignité… il souffrait de n’être plus un homme comme il disait, mais un légume, une loque…
    Mais que lui répondre alors?? il n’y avait pas de solution en France.
    Il avait rédigé sur papier une demande afin que l’on ne s’acharne pas sur lui, il pensait avoir respecté ainsi la loi Leonetti.. cependant, quand ma mère a présenté le papier aux médecins, la réponse est tombée; il n’est pas daté , il n’est donc pas valable.
    Il a fallu que je me fache à l’hôpital pour qu’ils comprennent que non, il ne voulait plus souffrir, il ne voulait plus qu’on le prolonge de quelques jours.
    Oui, bien entendu, je souhaiterais que l’on puisse choisir.
    Il existe bien des cartes de donneurs d’organe, pourquoi n’existerait-il pas des cartes où l’on puisse choisir notre fin de vie?

  6. Joelle1343 3 années Il y a

    Je dois dire que les médecins de l’hôpital n’ont pas été contre ce que papa voulait. Le médecin a voulu qu’une fois on en discute tous les trois. J’ai dit aucun soucis c’est lui qui decide. Le jour venu, ils m’ont appelé , le médecin de garde est venu, et, a fait une piqure un peu plus forte. Il est parti dans son sommeil, j’étais là. J’ai vu le dernier soupir. Il ne souffrait plus pour rien.
    Je ne voudrai en aucun prix qu’on me laisse souffrir . Si le malade est conscient, on doit l’écouter. Pourquoi aurions nous moins de droit au moment de la mort? On devrait pouvoir noter comme pour le don d’organes ce que l’on veut s’il se passe quelque chose de grave.
    Les médecins qui aident ont du cœur . Que ça doit être dur de tomber sur une équipe qui refuse tout? Il faut qu’une loi soit faite, aille plus loin,et, mette au centre l’homme, sa dignité …

  7. Photo du profil de ange13
    ange13 3 années Il y a

    Je vais citer cette phrase « Il existe bien des cartes de donneurs d’organe, pourquoi n’existerait-il pas des cartes où l’on puisse choisir notre fin de vie? » car je suis entière ment d’accord, mon papa est mort l’an dernier le 08/11/14 et il a souffert pendant des semaines c’est horrible et traumatisant à vivre et l’on se sent impuissante et terriblement malheureuse, il faut que cela change .

    • NICOLE 3 années Il y a

      je partage ton avis

    • Photo du profil de Sophie
      Sophie 3 années Il y a

      Tout à fait en accord avec toi, nous avons le même vécu j’ai l’impression.

    • Photo du profil de La redaction Auteur
      La redaction 3 années Il y a

      @ange13 et @tribulationsdunequinqua
      Ça c’est une bonne idée et il existe des choses sur le web qui vont dans ce sens là mais sans la loi qui va avec … Il faut comme le dit @florel s’armer de patience et ne pas désarmer, nos législateurs y viendront.

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