Internet, une drogue ?

À SAVOIR

Internet, une drogue ?

Une étude publiée le 25 mai 2017 et réalisée par Swansea University (UK), L’Università degli studi di Milano (IT) et Abertawe Bro Morgannwg University Health Board (UK) produit des résultats issus de la 1ere démonstration expérimentale contrôlée des modifications physiologiques comme résultante d’une exposition à Internet.
Quelques chiffres

144 personnes (81 femmes et 63 hommes) de 18 à 33 ans ont participé à l’étude. Une partie des patients ayant une Utilisation d’Internet Problématique (PIU) qui est déjà associée à un certain nombre de problèmes d’ordre psychologiques tels que la dépression, l’anxiété, l’isolement social et l’impulsivité.

Temps passé sur le web :
38,2 % d’entre eux disent passer 3 heures par jour en moyenne
38,9 % d’entre eux disent passer de 3 à 6h/j sur le web
9 % d’entre eux disent passer de 6 à 9h/j sur le web
13,9 % d’entre eux disent passer plus de 9h/j sur le web

Où surfent-ils sur le web ?

91,6 % d’entre eux vont sur les sites de réseaux communautaires (comme Facebook et Twitter)
90,3 % d’entre eux vont sur les sites de shopping
84 % font des recherches
69,4 % regardent la Télé ou des films
68,7 % vont sur des sites d’infos
56,3 % vont sur les sites de rencontre
45,1% vont sur des sites de partage de contenu (comme My Space, Youtube)
34,7 % vont sur des sites de jeux d’argent et de loterie
24,3 % vont sur des sites de jeux vidéo
20,1 % bloguent
13,2 % vont sur des sites de chat

Conclusions de l’étude

Les conclusions de l’étude sont sans appel : elle a prouvé que le sevrage de l’utilisation d’Internet, quand on en a une utilisation abusive (PIU), provoque des réactions physiologiques dans le corps semblables à celles observées dans les addictions aux opiacés, cannabis, anti dépresseurs et alcool, à savoir : augmentation de la pression artérielle et du risque cardiovasculaire. Et de conclure que l’utilisation d’Internet est un moyen d’échapper au stress et de réduire son anxiété. Que ce stress et cette anxiété soient dus au sevrage d’Internet ou à de facteurs externes (dépression etc.).

Le Professeur Phil Reed* conclue que : « L’augmentation de la communication digitale alimente l’augmentation de l’utilisation d’Internet, spécialement chez les femmes. Il existe maintenant beaucoup de preuves documentant les effets négatifs de l’usage excessif d’Internet sur la psychologie, la neurologie et maintenant, grâce à cette étude, sur la physiologie. Sachant cela il faut faire et voir évoluer le marketing des firmes qui proposent ces produits vers une attitude plus responsable – comme on l’a vu faire dans le domaine de l’alcool et du jeu.

*Le Professeur Phil Reed a participé à l’étude que vous pouvez lire dans sa totalité ici si vous lisez l’anglais

Et vous ? Quel rapport entretenez-vous avec vos outils de communication et Internet ? En abusez-vous ou gérez-vous cela avec aisance ?

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