Angélique Kidjo, engagée totalement

PORTRAIT

Angélique Kidjo, engagée totalement.

Chanteuse née à Cotonou (Bénin) en 1960, lauréate de plusieurs Grammy Awards, c’est une des voix africaines les plus connues sur la planète. Elle est aussi considérée comme la « première diva africaine » et comme l’une des 100 femmes les plus influentes au monde (The Guardian).

Elle a grandi à Cotonou au sein d’une grande fratrie (ils étaient 10 enfants) et entourée de deux parents progressistes. Son père a tenu à ce que ses trois filles aient la même éducation scolaire que ses garçons et à la maison tout le monde mettait la main à la patte pour les taches domestiques, gent masculine comprise. Parfois au grand dam des vieilles tantes mais sa mère ne lâchait rien : « Il n’est écrit nulle part qu’une femme doive être l’esclave d’un homme. »

Angélique Kidjo raconte que sa mère faisait partie d’une association promouvant le droit de vote des femmes, le droit de choisir son partenaire et le droit à l’avortement. A la demande de la présidente de ce groupe, Angélique a un jour chanté, sur un morceau de Myriam Makeba, leur propre texte  : « Ne faites pas de mal aux femmes, ne les maltraitez pas. Vous devez les respecter parce qu’une femme est un trésor ». Elle avait 8 ans et depuis ce moment elle a toujours associé la musique avec l’émancipation des femmes.

Ses influences musicales sont multiples

et éclectiques : la rumba congolaise, la musique latine, le jazz, le gospel, James Brown, Aretha Franklin, Jimi Hendrix, Miriam Makeba … Elle a collaboré avec d’immenses artistes : Carlos Santana, Alicia Keys, Peter Gabriel, Herbie Hancock, … Elle parle le fon, le yoruba et le mina (africaines) en plus du français et de l’anglais et chante sa musique dans ces 5 langues.

Chanter un message

…donne du sens à sa vie. Ses chansons évoquent tous les thèmes qui lui sont chers : les mariages précoces, les unions forcées et les violences conjugales, l’amitié et la solidarité, les enfants, la liberté d’expression et la justice politique. C’est sa manière d’oeuvrer pour plus d’équité et pour les femmes spécifiquement.

Son engagement ne s’arrête pas à la musique

Elle est ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF depuis 2002 et a créé la fondation Batonga. Cette fondation agit pour que les jeunes filles africaines puisse suivre un enseignement secondaire afin qu’elles puissent prendre part au développement en Afrique. La fondation offre des bourses, augmente le nombre d’admissions, veille à l’amélioration du niveau des professeurs, procure aux écoles des fournitures, encourage des programmes de mentors, explore les méthodes d’enseignements alternatives et milite pour la prise de conscience de l’importance de l’éducation des filles.

Angélique Kidjo raconte aujourd’hui son histoire dans un livre : La voix est le miroir de l’âme publié” aux éditions Fayard. Elle y fait le récit de son parcours artistique, de son engagement en tant qu’ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, mais aussi de ses nombreuses influences musicales.

Ces mémoires nous livrent la formidable somme des expériences, des voyages et des combats d’une diva majuscule engagée.

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