Scandale sexiste au Chili

capture-chiliSIDÉRANT

Scandale sexiste au Chili

Le Chili a élu pour la première fois une femme à sa présidence il y a 10 ans, la socialiste Michèle Bachelet qui a imposé jusqu’en 2010 un gouvernement paritaire. Elle a été réélue en 2014.

Quelques chiffres sur ce pays lointain

L’avortement thérapeutique rendu légal en 1931 fut interdit sous Pinochet. Il l’est toujours aujourd’hui. En 1949 les femmes obtiennent le droit de vote, en 1995 la loi contre les violences domestiques est votée mais il faut attendre 2004 pour que le divorce soit légalisé. Sous le gouvernement de Mme Bachelet, en 2007, la pilule du lendemain est autorisée mais son tarif reste prohibitif pour une grande majorité de la population et elle est réservée aux familles aisées.

Le scandale

Mardi dernier, le ministre de l’économie, Luis Filipe Céspedes s’est vu offrir une poupée gonflable par des chefs d’entreprises de l’Association d’exportateurs de produits manufacturés et de services (Asexma). Il a posé fièrement au côté de son cadeau, qui porte dans la bouche le message « Pour stimuler l’économie« . Tous les médias se sont bien sur emparés de l’affaire qui révèle que le sexisme fait partie intégrante du quotidien chilien et que les associations féministes luttant contre la culture machiste ont du pain sur la planche.

« C’est un geste intolérable« , a vivement critiqué la présidente chilienne, Michelle Bachelet, à la suite de ce cadeau sexiste et misogyne. Farce ou pas, c’est intolérable et la présidente enfonce le clou : « La lutte pour le respect de la femme a été un principe essentiel au cours de mes deux mandats« .

Le chemin à parcourir reste long !

0 Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

© Femme Majuscule 2019

ou

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

ou

Create Account