Les robes vivantes

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INSOLITE

Les robes vivantes de Ying Gao

Les deux robes, dont l’esthétique et les mouvements rappellent la vie microbienne, réagissent à un système de reconnaissance d’expression faciale. Elles cessent de s’animer dès que le visage de celui qui les contemple sort de l’immobilisme.
Paradoxe.
Ces robes nommées « Can’t » et « Won’t » exigent du spectateur, habituellement hyper sollicité, réactif et expressif, qu’il adopte une posture de retenue absolue. C’est à cette condition seule que se prolonge la « vie » du vêtement, son mouvement étant déjà amorcé avant l’apparition du visiteur : un appel à l’humilité en rupture de ton avec la société d’hyperexpressivité dans laquelle nous évoluons.
Un aller-retour entretenu par un jeu de trompe l’œil où se mêlent, en va et vient, mouvements robotisés et effets de lumières, créant l’illusion d’une infime, délicate et poétique respiration.

Designer de mode et professeure, Ying Gao remet en question la notion de vêtement tel qu’on le connaît. Elle explore la construction d’une pièce de vêtement en puisant son inspiration dans les transformations de l’environnement urbain et social. Ying Gao considère le design comme le média, mais dans une acception plus technologique que textile du terme : une technologie sensorielle qui donne au vêtement une valeur ludique et participative. Elle interroge à la fois le statut de l’individu dont les contours physiques sont transformés par les interférences extérieures, et la fonction du vêtement comme espace fragile de protection. Ainsi, témoin de l’univers en profonde mutation dans lequel nous vivons, elle tente par son travail de créer une dimension critique radicale qui dépasse l’expérimentation technologique.

Ses créations sont reconnues dans le monde entier et régulièrement exposées dans des musées et des galeries.

Êtes-vous touchées par ce genre de créations poético-interactive ou bien cela vous laisse-t-il de marbre ?

Pour en savoir plus : www.yinggao.ca

1 Commentaire
  1. Magali Themouse 2 années Il y a

    J’aime en tant que chef d’œuvre… Mais pas pour le porter

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